CXMT attaque le Pentagone pour sortir de la liste militaire
TL;DR
- ChangXin Memory Technologies, premier fabricant chinois de DRAM, a saisi la cour fédérale du District de Columbia pour contester sa désignation par le Pentagone.
- La plainte vise Pete Hegseth, son adjoint Steve Feinberg et le secrétaire adjoint Michael Cadenazzi, et qualifie la décision d'« arbitraire ».
- Le Pentagone avait publié un avis de retrait en février 2026 avant de le rétracter le même jour, puis a maintenu CXMT sur la liste en juin.
ChangXin Memory Technologies, premier fabricant chinois de puces DRAM, a porté plainte vendredi contre le département américain de la Défense pour obtenir son retrait de la liste des « Chinese military companies ». Le recours a été déposé devant la cour fédérale du District de Columbia, selon Bloomberg et Reuters.
La plainte nomme le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, son adjoint Steve Feinberg et le secrétaire adjoint chargé de la politique de la base industrielle Michael Cadenazzi. « CXMT is not affiliated with the Chinese military », écrit l'entreprise, qui ajoute : « CXMT designs, produces, and sells its DRAM chips for civilian and commercial use, not for military use. » Le groupe qualifie la désignation d'« arbitraire », dénonce l'absence de preuves et invoque une violation de ses droits à un procès équitable.
La chronologie racontée dans la plainte est inhabituelle. Le Pentagone a d'abord inscrit CXMT en janvier 2025 sous l'administration Biden. En février 2026, il a publié un avis annonçant le retrait de l'entreprise de la liste, puis l'a rétracté le même jour. En juin 2026, l'administration Trump a maintenu la désignation. CXMT dit avoir passé plus d'un an à transmettre des éléments au DoD pour contester son classement.
Les puces DRAM produites par CXMT équipent smartphones, PC, serveurs et systèmes d'IA. Le recours arrive peu après une action similaire d'Alibaba, rapporte Benzinga, signe que les grands noms chinois commencent à judiciariser leur défense plutôt qu'attendre les cycles diplomatiques. C'est la troisième pièce ce mois-ci dans notre suivi des puces touchant directement le bras de fer sino-américain sur le silicium.
Article original publié par bloomberg.com
Lire l'article original →Titre original : CXMT poursuit le Pentagone pour retirer son étiquette de 'société militaire chinoise'