reuters.com détecté sur le web

Anduril négocie un tour à ~100 Md$, doublement en deux mois

anduril military funding ai-business

TL;DR

  • Anduril discute un nouveau tour qui la valoriserait environ 100 milliards de dollars, selon deux sources citées par Reuters, la taille et les termes restant fluides.
  • Il y a deux mois, une levée de 5 milliards menée par Thrive Capital et Andreessen Horowitz avait déjà porté sa valorisation à 61 milliards.
  • Le montage envisagé se ferait en deux temps, avec un second palier à valorisation plus élevée conditionné à l'atteinte d'objectifs financiers dans l'année.

Deux mois après une levée qui l'avait déjà propulsée à 61 milliards de dollars, Anduril discute un nouveau tour qui la valoriserait cette fois autour de 100 milliards, selon Reuters, qui s'appuie sur deux sources familières du dossier. À ce niveau, la start-up californienne fondée par Palmer Luckey s'approcherait de la capitalisation d'un conglomérat comme Lockheed Martin, ce qui donne une idée du décalage entre l'appétit du capital-risque pour la défense et le rythme habituel des valorisations dans le secteur.

Ce qui rend l'opération intéressante, c'est sa forme. Les sources décrivent une structure en deux temps : un premier engagement immédiat, puis un second à une valorisation plus élevée qui ne se déclencherait, dans l'année, que si Anduril atteint certains objectifs financiers. Autrement dit, les investisseurs acceptent de payer le prix fort, mais avec un cliquet de performance. La confiance est là, calibrée.

Le contexte aide à comprendre la trajectoire. Anduril déclare 2,2 milliards de dollars de revenus en 2025 et a doublé ses effectifs, portée par la demande militaire pour ses drones, logiciels et missiles dans le contexte du conflit avec l'Iran. Le tour précédent, à 5 milliards de dollars mené par Thrive Capital et Andreessen Horowitz, avait déjà doublé la valorisation de l'entreprise. Un nouveau doublement à deux mois d'intervalle est rare, même dans la fenêtre actuelle d'engouement pour la defense tech.

L'honnête caveat, c'est que rien n'est signé : les termes restent fluides, la taille finale du tour n'est pas fixée. Ce que le reportage ne donne pas, ce sont les investisseurs qui mènent la discussion, ni les cibles financières précises du second palier, ni les implications sur un éventuel calendrier boursier. Le point à suivre pour les acteurs du secteur, c'est de savoir si ce type de structure conditionnée va devenir la norme des méga-tours défense, ou si Anduril reste un cas isolé porté par son propre momentum et par l'environnement géopolitique.