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Anthropic : des conversations Claude partagées indexées par Google

TL;DR

  • Une requête `site:claude.ai/share` sur Google a exposé des conversations Claude publiquement partagées, avec une estimation Google d'un peu moins de 600 pages indexées.
  • Les pages de partage ne portaient pas de balise `noindex` ; le robots.txt d'Anthropic bloquait le crawl mais Google indexait quand même les URL sans description.
  • Le contenu retrouvé allait de discussions juridiques et de code source à des clés de portefeuilles crypto, CV nominatifs, clés d'API et notes d'avocat.

Le weekend du 25 juillet, un utilisateur Reddit a montré qu'une requête `site:claude.ai/share` sur Google faisait remonter des pages entières de conversations partagées avec Claude, y compris des Artifacts créés dans l'outil. 404 Media a rapporté l'exposition le 27 juillet, en soulignant que ces pages publiques créées via le menu Share ne portaient pas les balises `noindex` qui indiquent aux moteurs de ne pas indexer une URL.

L'échelle reste modeste mais parlante : Fortune rapporte une estimation Google d'un peu moins de 600 conversations indexées avant leur disparition des résultats. Les catégories retrouvées vont des discussions juridiques et du code source à des clés de portefeuilles crypto, en passant par des CV avec noms réels et numéros de téléphone, des clés d'API, et selon les fils remontés sur X, les notes d'un avocat sur une possible affaire d'éthique et du contenu ressemblant à des numéros de sécurité sociale.

La porte-parole d'Anthropic Gabby Curtis a déclaré que l'entreprise « does not share chat directories or sitemaps with search engines like Google » et que ces liens partageables « are not guessable or discoverable unless people choose to share them themselves », attribuant la visibilité aux utilisateurs postant eux-mêmes leurs URL sur des sites ou réseaux sociaux. Techniquement, le robots.txt d'Anthropic demande bien aux moteurs de sauter les pages de partage, mais Google listait les liens Claude sans description, la signature d'une page bloquée au crawl mais tout de même indexée.

Dès dimanche, les résultats affectés avaient largement disparu de Google. Le bémol honnête est double : d'une part, la suppression dans les résultats ne tue pas les URL elles-mêmes, quiconque ayant enregistré un lien pouvant toujours l'ouvrir tant qu'Anthropic ne le révoque pas côté serveur ; d'autre part, le reporting ne dit pas combien d'utilisateurs distincts ont été touchés ni ce qui se passe pour les copies indexées par d'autres moteurs. Pour les équipes qui laissent leurs collaborateurs partager des sessions LLM, c'est un rappel simple : « anyone with the link » est presque toujours interprété comme « seulement ceux à qui j'envoie l'URL », ce que la mécanique du web ne garantit jamais.

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