Baidu et Lyft entrent dans la bataille robotaxi de Londres
TL;DR
- Baidu a lancé mardi les essais de son Apollo Go RT6 dans le borough londonien de Brent, avec des opérateurs humains de sécurité à bord.
- Les courses grand public sont visées pour 2027, sous réserve d'approbation réglementaire, selon TechCrunch.
- Lyft, qui a racheté Freenow en 2025 pour environ 197 millions de dollars, affronte désormais Waymo et Uber/Wayve à Londres.
Le marché londonien du robotaxi vient de gagner un troisième prétendant sérieux. Selon TechCrunch, Baidu a commencé mardi à faire rouler ses Apollo Go RT6 dans le borough de Brent, avec des opérateurs humains de sécurité au volant, aux côtés de son partenaire Lyft et de l'application taxi Freenow.
L'angle intéressant n'est pas la démonstration technique, c'est l'architecture commerciale. Lyft a racheté Freenow en 2025 pour environ 197 millions de dollars, s'offrant un accès direct au marché européen du taxi sans avoir à bâtir de flotte ni de marque locale. Baidu apporte le véhicule et l'autonomie, Freenow apporte l'app, les licences et la clientèle, Lyft orchestre. Pour Baidu, c'est aussi sa première tête de pont visible dans une grande capitale occidentale, alors que Waymo teste à Londres depuis avril et qu'Uber, avec son partenaire Wayve, doit y lancer un service cette année.
Le service, lorsqu'il ouvrira au grand public, opérera en réseau «hybride» mêlant robotaxis et chauffeurs humains. Le DG de Freenow by Lyft, Thomas Zimmermann, a insisté sur le fait que la priorité est de garantir que la technologie autonome soutient les chauffeurs professionnels qui font vivre Londres. Cette promesse, dans un marché du taxi historiquement combatif, va être testée à mesure que la flotte s'étendra.
Les courses commerciales sont visées pour 2027, sous réserve d'approbation réglementaire. Le calendrier reste donc conditionnel, et le reportage ne détaille ni le nombre exact de véhicules déployés au-delà de «dizaines», ni les termes financiers de l'accord Baidu/Lyft/Freenow, ni la façon dont les données des véhicules seront gouvernées, ce qui est loin d'être anodin pour un opérateur chinois dans une capitale européenne.
Pour toute équipe mobilité en Europe, le message opérationnel est simple: c'est Londres, pas Paris ni Berlin, qui va vraisemblablement fixer le rythme réglementaire du robotaxi sur le continent, et la fenêtre pour s'y positionner comme partenaire local se resserre déjà.
Article original publié par techcrunch.com
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