techcrunch.com détecté sur le web

Censys trouve 800+ déploiements Artex exposés sans mot de passe

TL;DR

  • Censys a recensé plus de 800 instances d'Artex, outil chinois de pentest autonome piloté par IA, accessibles depuis le web sans authentification.
  • Microsoft relie Artex à l'intrusion ConnectWise d'octobre qui a permis d'espionner des milliers d'organisations ; CrowdStrike attribue les attaques coréennes de septembre à un acteur sinophone.
  • Les mainteneurs ont annoncé le passage en closed-source, mais des dizaines de copies du code restent disponibles sur des plateformes de partage.

Censys a identifié plus de 800 déploiements d'Artex, outil open source chinois de pentest autonome piloté par IA, accessibles depuis le web sans mot de passe, selon un rapport publié par TechCrunch relayant les travaux de Silas Cutler, Principal Security Researcher chez Censys.

Artex, publié en juillet, est décrit par Microsoft comme « a system of AI agents that can conduct cyberattacks from reconnaissance through data exfiltration with little needed human interaction ». Plusieurs sociétés de sécurité l'ont relié à des campagnes de grande ampleur: des attaques contre l'industrie financière coréenne en septembre, puis l'intrusion d'octobre chez le prestataire IT ConnectWise, qui a permis à des pirates liés à la Chine d'espionner des milliers d'organisations utilisatrices du cloud Microsoft. Les attaquants auraient exfiltré les données à une vitesse telle que les défenseurs n'avaient « little time to detect and respond ». CrowdStrike a attribué les attaques coréennes à un acteur sinophone qui avait laissé un « open directory », exposant sa chaîne d'outils.

L'outil n'a pas besoin d'être exposé à Internet pour fonctionner, ce qui pointe vers une mauvaise configuration côté opérateurs. Cutler tempère toutefois la lecture: « not every instance of Artex is operated maliciously and many are used for authorized testers ». Les mainteneurs ont depuis annoncé le passage en closed-source, réservé aux clients payants, mais des dizaines de copies du code restent disponibles sur des plateformes de partage et peuvent continuer à alimenter des campagnes actives. Dans notre veille cybersécurité, c'est une énième alerte sur l'industrialisation des agents IA offensifs.