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CXMT et SMIC : les profits des puces chinoises grimpent de 620 %

TL;DR

  • Selon Nikkei Asia, le bénéfice cumulé des semi-conducteurs chinois cotés bondit de 620 % au premier semestre 2026, tiré par l'IA et l'autosuffisance.
  • TrendForce chiffre à 186 le nombre de sociétés A-share concernées, pour 160,51 milliards de yuans de bénéfice net, en hausse de 607,2 % sur un an.
  • CXMT truste les deux podiums avec 150,31 Md RMB de revenus (+873,64 %) et 77,61 Md RMB de bénéfice net, contre une perte l'an dernier.

Le bénéfice cumulé des fabricants chinois de semi-conducteurs cotés a plus que sextuplé au premier semestre 2026. Nikkei Asia titre sur un «620% surge in profits in China's chip industry», porté par « the artificial intelligence boom and a national campaign for self-sufficiency ».

Un nom écrase le classement : CXMT. Le fabricant de DRAM affiche 150,31 milliards de yuans de chiffre d'affaires, en progression de 873,64 % sur un an, et 77,61 milliards de yuans de bénéfice net attribuable aux actionnaires, contre une perte de 2,33 milliards de yuans un an plus tôt. Il domine à la fois le podium des revenus et celui des profits. Derrière, Longsys arrive second sur le bénéfice avec 10,58 milliards de yuans.

Selon la compilation de TrendForce, 186 sociétés A-share ont dégagé 160,51 milliards de yuans de bénéfice net, en hausse de 607,2 %. SMIC, troisième par les ventes avec 38,64 milliards de yuans, ne progresse « que » de 19,4 %, « supported by strong demand for AI-related chips ».

La bonanza déborde sur les équipementiers. Nikkei note qu'elle « spills over to chip tool makers Naura and AMEC during first half ». Naura, leader domestique, voit ses ventes croître de 24,90 % à 20,16 milliards de yuans. AMEC, de son côté, indique dans son avis préliminaire que son bénéfice va presque quadrupler : le South China Morning Post rapporte un « year-on-year growth of 282 per cent », soit au moins 2,7 milliards de yuans de bénéfice, pour un chiffre d'affaires en hausse de 35 % à 6,7 milliards de yuans.

Ce classement ne couvre que la cote A-share : il ne dit rien de HiSilicon ni des filiales non cotées de Huawei. C'est notre troisième alerte de la semaine sur l'écosystème puces chinois, après l'audit SASAC des switches Broadcom et le poids de ByteDance chez Nscale.