FT : chez OpenAI et Anthropic, le staff surpris par le pacing
TL;DR
- Selon le FT, les équipes d'OpenAI et d'Anthropic ont été prises de court par les engagements publics de Dario Amodei et Sam Altman à ralentir la frontière.
- Le point de friction est l'accueil d'évaluateurs externes, type METR, avec bureaux, badges et laptops proches de ceux d'un salarié interne.
- Plusieurs sources proches des deux labos décrivent au FT un « conflit interne » autour de la sécurité et de la propriété intellectuelle.
Les patrons d'Anthropic et d'OpenAI se sont engagés en public à ralentir la course à la frontière avant d'avoir tranché en interne ce que cela voulait dire. Selon le Financial Times, signé Cristina Criddle, les équipes des deux laboratoires, y compris les chercheurs sécurité censés faire tourner le dispositif, ont été prises de court par les annonces de Dario Amodei et Sam Altman.
Le point de bascule est un projet concret : accueillir des évaluateurs externes, du type de METR, avec bureaux, badges, laptops et permissions calquées sur celles des équipes de risque interne. Amodei l'a détaillé dans son essai « We Must Pace the Frontier » publié le 12 septembre 2026, en le comparant à un superviseur bancaire embarqué chez l'établissement qu'il contrôle. Altman a publiquement acquiescé quelques jours plus tard, en assurant au FT que le pacing avait été « a primary topic of discussions we've had at OpenAI in recent weeks ».
En interne, l'accueil est plus tendu. Plusieurs personnes proches des deux entreprises décrivent au FT un « source of internal conflict over security and intellectual property », et Gizmodo, qui reprend le reportage, résume la crainte des salariés : « giving outsiders access to their work could compromise their security and put their top-secret technology at risk ». Le FT rapporte que « staff and the safety researchers who would perform the work were blindsided ».
Le dossier ne se joue pas dans le vide : c'est notre troisième alerte OpenAI de la journée et le débat pacing/évaluation est déjà relayé côté safety via le lancement du DeepMind Institute et la convocation des frontier labs à Bruxelles par Ursula von der Leyen. Reste à voir, comme le note Gizmodo, qu'« il n'y a pas de vrais leviers à l'intérieur de ces entreprises pour réellement mettre en œuvre les propositions ».
Article original publié par ft.com
Lire l'article original →Titre original : FT : les employés d'OpenAI et Anthropic pris de court par le 'pace the frontier' d'Amodei et Altman, PI en jeu