latimes.com détecté sur le web

Google courtise Disney, Universal et WBD pour Veo et Gemini

TL;DR

  • Google a démarché Disney, Universal et Warner Bros. Discovery pour licencier leurs personnages et alimenter Veo, Imagen, Nano Banana et Gemini.
  • Une source évoque 40 M$ par personnage, soit plusieurs milliards pour 100 personnages, mais aucun accord n'est signé et NBCUniversal dément toute discussion active.
  • Google a investi 75 M$ dans A24 en juin et s'allie à Primordial Soup, la structure du réalisateur Darren Aronofsky.

Google a discrètement approché Disney, Universal, Warner Bros. Discovery et d'autres studios pour licencier leurs personnages et alimenter ses outils d'IA (Veo, Imagen, Nano Banana et Gemini), selon le Los Angeles Times, qui cite trois sources familières des discussions. Aucun accord n'a été signé.

L'ordre de grandeur évoqué est spectaculaire. Une source estime qu'« an AI company licensing character IP from a studio could pay $40 million per character on average, with a deal for 100 characters in the multiple billions ». NBCUniversal a précisé n'être pas en discussion active avec Google, et Duncan Crabtree-Ireland, directeur exécutif national et négociateur en chef de SAG-AFTRA, confirme qu'aucun studio n'a notifié le syndicat d'un nouvel accord de licence IA.

L'argument que Google fait passer auprès des majors est direct : pour que ses outils soient « truly usable for large-scale film and TV productions », les modèles doivent être « fine-tuned with highly dynamic content and metadata that only Hollywood studios have ».

En amont, Google multiplie les gages auprès du secteur : 75 millions de dollars investis dans A24 en juin dans le cadre d'un partenariat sur les outils d'IA, et une alliance avec Primordial Soup, la structure du réalisateur Darren Aronofsky. La compétition est mondiale : Netflix a racheté InterPositive, la start-up d'IA cinéma de Ben Affleck, pour 587 millions de dollars en mars. Chez Google, Justin Connolly, ex-cadre Disney devenu responsable mondial des médias et du sport chez YouTube, figure au premier plan des négociations.

Les studios restent prudents sur les conditions posées, dont la renonciation au droit de poursuivre en cas de participation à une technologie de détection de ressemblance. Le rapprochement intervient après la mise en demeure de 32 pages envoyée à Google par David Singer, avocat externe de Disney, qui accuse ses outils d'« infringing Disney's copyrights on a massive scale ». Tom Nunan, ancien cadre de studio et de chaîne, y voit une trajectoire inévitable : « Google's enlisting some of the smartest people in Hollywood to try to unpack what's inevitable ».