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Coxon secoue le Congrès; Johnson vote sur les data centers

TL;DR

  • Jacob Coxon, ex-chercheur Anthropic parti après quatre mois en abandonnant son equity, cumule >150 millions de vues avec un post accusant l'industrie de « gambling with our lives ».
  • Speaker Mike Johnson n'ouvre qu'un seul vote la semaine prochaine — le Ratepayer Protection Act sur le coût électrique des data centers — puis la Chambre part six semaines en récession pré-électorale.
  • Plus de vingt élus réclament un tour de vis IA ; Anna Paulina Luna demande une session spéciale, Lori Trahan et Ted Lieu ravivent FRONTIER Act et AI Kill Switch Act.

Le post X de Jacob Coxon, chercheur qui a claqué la porte d'Anthropic après quatre mois en abandonnant son equity, a dépassé les 150 millions de vues. Il y écrit que "the people building AI earnestly believe that it could kill us all by the end of the decade" et accuse Anthropic et OpenAI de "gambling with our lives". Selon Axios, plus de vingt élus du Congrès ont depuis publiquement réclamé un tour de vis réglementaire.

Le Speaker Mike Johnson, lui, ne programme rien de large. Son bureau a confirmé un seul vote la semaine prochaine, en procédure accélérée dite "suspension" : le Ratepayer Protection Act, texte bipartisan qui obligerait les régulateurs d'État à envisager de faire porter aux data centers le coût des nouvelles capacités électriques dont ils dépendent. La Chambre siégera quatre jours de plus avant Election Day, puis part six semaines en récession.

Rep. Anna Paulina Luna (R-Fla) a demandé à Johnson de rappeler la Chambre pour une "special session on AI", écrivant : "Partisan politics aside, there are massive implications of a race towards super intelligence." Rep. Lori Trahan (D-Mass), coauteure du FRONTIER Act déposé en juillet avec Rep. Jay Obernolte (R-Calif), a dit à CNBC que le soutien bipartisan avait atteint "a tipping point" : "my phone has rung off the hook this week with rank-and-file Democrats and Republicans who want to see action". Rep. Ted Lieu (D-Calif) veut faire avancer son AI Kill Switch Act, qui imposerait aux fournisseurs de garder un mécanisme d'arrêt d'urgence.

Tout le monde n'y croit pas. Un ranking member cité sous anonymat balaye Coxon : "I think he's wrong", ajoutant qu'"anyone who has come to me with extreme predictions like that usually undermines their credibility". Coxon lui-même précise que les systèmes actuels ne posent pas de menace d'extinction ; sa crainte porte sur des systèmes qui s'amélioreraient sans humains dans la boucle. Evan Hubinger, alignment science lead d'Anthropic, a répondu en public en évaluant à plus de 10 % la probabilité que l'IA tue tous les humains sur la prochaine décennie.

Beaucoup de Démocrates disent viser 2027, s'ils reprennent une chambre. C'est le troisième acte de la semaine sur notre tracker régulation, après Trump qui écarte les alertes extinction au nom de la course contre la Chine.