Le Home Office étend la reconnaissance faciale à l'immigration
TL;DR
- Trois essais menés au port d'Holyhead entre novembre et février ont débouché sur une 'phase de déploiement formel' du programme.
- Le dispositif cible dépassements de visa et ordres d'expulsion dans les hubs de transport et événements publics; les moins de 18 ans sont exclus des listes.
- Le commissaire William Webster déclare ne pas avoir été consulté et signale que la reconnaissance faciale pour l'immigration échappe à son mandat.
Le ministère britannique de l'Intérieur fait passer à la "formal delivery phase" un programme de reconnaissance faciale en direct destiné au contrôle de l'immigration, après trois essais menés entre novembre et février au port d'Holyhead, dans le nord du pays de Galles, rapporte le Guardian. Les caméras doivent être déployées dans les hubs de transport et lors d'événements publics, pour repérer les personnes en dépassement de visa, celles visées par un ordre d'expulsion et celles tentant de revenir illégalement sur le territoire.
Le document d'orientation pour les agents a été publié le 8 octobre, suivi d'une évaluation d'impact sur la protection des données plus tard dans le mois. Le programme s'inscrit dans le doublement du budget de la police de l'immigration par la ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood, assorti d'une hausse de 60% des effectifs. Les listes de surveillance excluent les mineurs de moins de 18 ans.
La contestation est frontale. Griff Ferris, du Joint Council for the Welfare of Immigrants, qualifie l'extension d'un "racist mass surveillance tool in public places" de "frightening". Sarah Lasoye, de l'Open Rights Group, estime que les autorités "appear to be giving themselves the green light to expand use of highly controversial facial recognition technologies" sans contrôle, transparence ni consentement public.
William Webster, commissaire britannique à la biométrie et aux caméras de surveillance, indique ne pas avoir été consulté sur cette extension, qui tombe en dehors de son mandat réglementaire. Pour lui, la "proliferation of LFR into different service contexts does raise important questions about the scope of existing regulatory oversight". La Metropolitan Police utilise déjà la reconnaissance faciale en direct dans la rue.
L'alerte entre dans notre tracker surveillance, qui compte 33 histoires sur 90 jours, mais elle déplace le périmètre: non plus le champ pénal, mais les manquements administratifs à la règle migratoire.
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Immigration Enforcement have secretly been given new powers to use live facial recognition, including to search for undocumented people, in public spaces, events & elsewhere. We cannot allow this invasive, racist mass s…
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Meanwhile: www.theguardian.com/technology/2...
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Article original publié par theguardian.com
Lire l'article original →Titre original : Le Royaume-Uni déploie la reconnaissance faciale dans sa plus vaste opération d'immigration jamais menée