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L'ONS relie l'IA au rebond de 0,4 % du PIB britannique en juillet

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TL;DR

  • Le PIB britannique a progressé de 0,4 % en juillet 2026, alors que le consensus tablait sur zéro, portant le rythme annuel à 1,6 %.
  • La programmation informatique a bondi de 3,5 % sur le mois et pesé 0,12 point sur le PIB, soit près d'un tiers de la croissance de juillet.
  • L'ONS pointe l'IA et le cloud parmi les principaux moteurs, tout en avertissant que sa méthode d'enquête ne permet pas d'isoler leur effet propre.

Le Royaume-Uni a inscrit une croissance mensuelle de 0,4 % en juillet 2026, quand le consensus des économistes tablait sur zéro et que la prévision la plus optimiste s'arrêtait à 0,1 %, rapporte Bloomberg à partir de la publication du 11 septembre de l'Office for National Statistics. En rythme annuel, le PIB progresse de 1,6 %, contre 1,2 % attendu, sa meilleure lecture depuis février 2025 et le rythme le plus rapide du G7 sur le premier semestre à 1,0 %.

Le service statistique attribue la surprise à un moteur précis : la principale contribution à la croissance des services vient de la programmation informatique, où « artificial intelligence (AI) and related technologies » ont apporté un coup de pouce, selon l'ONS. Cette activité a bondi de 3,5 % sur le mois et pesé 0,12 point sur le PIB, soit près d'un tiers de la croissance de juillet. Parmi les entreprises affichant les plus gros chiffres d'affaires, l'ONS pointe des sociétés dont l'activité est liée à l'IA et au cloud computing, tout en précisant que la conception de son enquête rend l'effet propre de l'IA difficile à isoler.

« It's a sign that the AI spending boom is starting to feed through into the wider economy, as businesses invest in the computing power, software and expertise needed to put the technology to work », observe Susannah Streeter, du Wealth Club.

Le tableau reste clivé. Matt Swannell (Item Club) juge la force des services « narrowly focused on a handful of business-to-business sub-sectors » comme les services administratifs et l'IT, quand Yael Selfin (KPMG) note que, malgré une activité forte, « the headline growth figure masks a weaker picture for households ». La production et la construction ont chacune reculé de 0,5 % sur le trimestre.

Effet immédiat sur les marchés : le sterling a grappillé environ 0,1 % à 1,352 $. Sanjay Raja, chez Deutsche Bank, relève l'intérêt croissant des investisseurs pour la trajectoire britannique, désormais au-dessus du 1,1 % annuel projeté par la Bank of England pour 2026.