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Malaisie ferme la Network School de Balaji, cap sur le Kazakhstan

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TL;DR

  • L'Iskandar Puteri City Council a révoqué le 21 juillet la licence de NSO Malaysia Sdn Bhd, forçant la Network School de Balaji Srinivasan à cesser ses activités à Forest City, Johor.
  • Les autorités invoquent des manquements aux conditions de licence et un usage non autorisé des locaux, sur fond de signalements évoquant la présence de participants israéliens.
  • Quelques heures plus tard, l'ancien CTO de Coinbase annonçait sur X un MoU avec le ministère kazakh du Développement numérique, de l'Innovation et de l'Industrie aérospatiale.

Le Wall Street Journal raconte comment un projet techno-utopique porté depuis la Silicon Valley s'est heurté à un simple conseil municipal malaisien. Le 21 juillet, l'Iskandar Puteri City Council (MBIP) a révoqué la licence de NSO Malaysia Sdn Bhd, l'entité qui exploitait la Network School de Balaji Srinivasan à Forest City, Johor, en invoquant des manquements aux conditions de licence et un usage non autorisé des locaux. Quelques heures plus tard, l'ancien CTO de Coinbase annonçait sur X un mémorandum d'entente signé avec le ministère kazakh du Développement numérique, de l'Innovation et de l'Industrie aérospatiale, portant sur l'intelligence artificielle, l'innovation, l'entrepreneuriat technologique et le développement du capital humain.

L'épisode inverse le récit habituel des « network states ». Srinivasan défend depuis des années l'idée que des communautés numériques finiront par contourner les États-nations. En pratique, il a suffi de signalements sur les réseaux sociaux évoquant la présence de participants israéliens sur le campus, puis d'une décision administrative locale, pour tout stopper. Les autorités ont finalement mis en avant le motif des licences plutôt que celui de l'immigration, mais la séquence montre où reste le pouvoir souverain.

Le Kazakhstan, lui, y voit clairement une opportunité. Selon les éléments repris par la presse, le nouveau campus doit offrir des visas accélérés, une redomiciliation simplifiée et un recrutement actif de talents étrangers. Pour un pays qui cherche à se positionner comme hub tech régional, accueillir un projet médiatiquement dense a un coût politique faible et une visibilité immédiate.

L'honnête réserve est que le papier du WSJ n'est pas librement accessible et que la couverture disponible s'appuie largement sur les déclarations publiques de Srinivasan lui-même, y compris son long post sur X où il se dit « a proud Singaporean » et accuse le journal de préparer un « hit piece ». Le récit officiel malaisien reste bref, l'accord kazakh se limite pour l'instant à un MoU annoncé sur X, et aucun chiffre public ne précise combien de résidents ont réellement été déplacés.

Ce qu'il faudra regarder ensuite, c'est si d'autres projets similaires répliquent la manœuvre en négociant directement des enclaves sur-mesure avec de petits États pressés d'attirer capitaux et talents étrangers, transformant la juridiction elle-même en produit.