Quatre sénateurs veulent bannir Eoptolink et InnoLight du fédéral
TL;DR
- Le bill cible InnoLight, Eoptolink et leurs filiales, plus toute entité adverse désignée par les secrétaires à la Guerre ou au Commerce.
- Cinq ans de période de transition avant que l'interdiction ne s'applique aux National Security Systems fédéraux.
- Texte bipartisan porté par McCormick (R-PA), Gallego (D-AZ), Cornyn (R-TX) et Fetterman (D-PA), avec l'argument du firmware reprogrammable.
Un projet de loi bipartisan déposé au Sénat américain viserait à interdire les transceivers optiques chinois d'Eoptolink et d'InnoLight dans les systèmes de sécurité nationale du gouvernement fédéral, avec cinq ans de transition avant que l'interdiction ne prenne effet, rapporte Reuters.
Le texte, baptisé Securing National Security Systems from Chinese Optical Transceivers Act, est porté par les sénateurs Dave McCormick (R-PA), Ruben Gallego (D-AZ), John Cornyn (R-TX) et John Fetterman (D-PA). Il couvre InnoLight, Eoptolink et leurs filiales, plus toute entreprise adverse ultérieurement désignée par les secrétaires à la Guerre ou au Commerce, selon le communiqué du bureau de McCormick.
L'argument technique tient en une phrase : les transceivers avancés embarquent un firmware reprogrammable, ce que les partisans du texte décrivent comme un vecteur qui « could be harnessed by Beijing to disrupt access to US AI tools and the cloud ».
« Critical government communication and information systems must be safe, reliable, and free of any foreign interference, but the use of Chinese technology undermines that mission », déclare Cornyn. Gallego pose le diagnostic dans les mêmes termes : « Our reliance on China to produce these transceivers creates a serious national security vulnerability. »
McCormick vend le double bénéfice, sécurité et industrie : « This bipartisan bill will help secure our networks and give American manufacturers the opportunity to step up. » Fetterman est plus laconique : « We should be using American-made equipment in fiber-optic networks wherever possible. »
Le texte ne s'attaque pas au marché civil, seulement au procurement fédéral des National Security Systems. Ni le communiqué ni la dépêche Reuters ne chiffrent la part effective d'InnoLight et d'Eoptolink dans les data centers IA visés, ni le nombre de systèmes concernés. Ce dépôt s'inscrit dans une longue séquence de resserrement matériel entre Washington et Pékin que nous suivons en Infrastructure IA.
Article original publié par reuters.com
Lire l'article original →Titre original : McCormick, Gallego, Cornyn et Fetterman déposent un projet interdisant Eoptolink et Zhongji Innolight aux systèmes NatSec