OpenAI publie ses échanges pour démonter la plainte d'Apple
TL;DR
- OpenAI qualifie la plainte trade-secret d'Apple de « careless, aggressive and oddly personal » dans un billet public accompagné d'e-mails et d'échanges internes.
- Les avocats externes d'Apple ont adressé un e-mail à Che Chang, General Counsel d'OpenAI, en le confondant avec un ancien employé nommé Wang.
- OpenAI affirme ne pas détenir ni vouloir les secrets industriels d'Apple et renvoie la question du « residual access » vers Apple.
Sur son propre blog, OpenAI a publié un long billet intitulé « Apple is getting this wrong » pour répondre à la plainte pour vol de secrets industriels déposée par Apple le mois dernier. Le laboratoire n'attaque pas seulement le fond du dossier, il en démonte la tuyauterie procédurale et qualifie l'action de « careless, aggressive and oddly personal ».
Le passage qui va faire le plus de bruit concerne la prise de contact. Apple affirmait avoir écrit à OpenAI en février sans obtenir de réponse. OpenAI répond, pièces à l'appui, que l'avocat externe d'Apple, Gabriel Gross, a écrit à la mauvaise personne en confondant deux noms de famille asiatiques : le message destiné à un ancien employé nommé Wang s'est retrouvé dans le fil de Che Chang, General Counsel d'OpenAI. Selon Digital Trends, Apple n'a reconnu l'erreur qu'après qu'OpenAI l'a pointée, et la « discussion » qu'Apple prétendait avoir eue avec ce même General Counsel n'aurait jamais eu lieu.
Sur le fond, la ligne d'OpenAI tient en une phrase : « we do not have, nor want, any of their trade secrets ». Le billet cible deux points précis. À propos de l'ancien d'Apple Chang Liu, le laboratoire écrit que ce sont des employés d'Apple qui l'ont recontacté après son départ pour lui demander de l'aide dans la localisation de certaines informations. À propos du « residual access » que la plainte met en avant, OpenAI renvoie la responsabilité vers Apple, en dénonçant un échec récurrent à couper proprement les accès des partants. Le troisième nom qui compte, rapporté par Forbes, est Tang Tan, chief hardware officer d'OpenAI et ancien d'Apple pendant plus de 24 ans, dont la position affichée reste qu'aucune information confidentielle ne doit être utilisée.
Le caveat honnête, c'est qu'on lit ici la version d'une seule partie, avec des pièces choisies par le défendeur ; c'est le juge, saisi de la demande d'injonction préliminaire d'Apple, qui tranchera sur l'ensemble. Ce que le billet ne dit pas non plus, c'est ce que Liu aurait précisément consulté après son départ, ni comment le tribunal traitera l'argument du « residual access » au stade de l'injonction. Ce qu'il installe en revanche est un précédent de communication : plutôt que de laisser la plainte façonner la narrative pendant des mois, OpenAI a publié ses mails avant l'audience, un playbook que d'autres cibles de procès trade-secret risquent d'imiter.
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Article original publié par openai.com
Lire l'article original →Titre original : OpenAI dégomme la plainte trade-secret d'Apple : « comical misunderstandings » et emails aux mauvais destinataires