thenextweb.com détecté sur le web

OpenAI se tait sur les contrôles d'export de puces vers la Chine

TL;DR

  • OpenAI a cessé de défendre les contrôles stricts d'export de puces vers la Chine avant la session lame-duck du Congrès.
  • Nvidia a bouclé 30 Md$ d'equity dans OpenAI en février 2026 et engagé jusqu'à 105 Md$ au data center de l'Ohio en août.
  • Anthropic reste isolée en soutenant plusieurs projets de loi de contrôle et a quitté un grand groupement tech en septembre.

En mars 2025, OpenAI écrivait à la Maison Blanche qu'elle soutenait des « strict export controls » sur les puces IA vers la Chine. Dans un projet de cadre fédéral publié en juin 2026, la formulation s'était déjà adoucie. À l'approche de la session « lame-duck » où les faucons du Congrès espèrent accrocher de nouveaux contrôles au budget défense, l'entreprise s'est tue, rapporte The Next Web à partir d'un reportage de Politico.

Le silence raconte l'histoire. Un collaborateur du Congrès résume la bascule : « were with us on this and now their position is a bit more fuzzy ». Un lobbyiste va plus loin : « They got the message. There is no appetite to challenge the president. »

Les chiffres encadrent le revirement. En février 2026, Nvidia a bouclé un investissement de 30 Md$ en equity dans OpenAI. En août, le fabricant de puces s'est engagé à être le fournisseur exclusif du data center de l'Ohio, pour un montant garanti pouvant atteindre 105 Md$. Jensen Huang, patron de Nvidia, cultive des liens étroits avec Donald Trump.

Un porte-parole d'OpenAI maintient que « US labs having a substantial lead in advanced chips is key », sans soutenir publiquement de législation en cours. Anthropic a pris le chemin inverse : le concurrent est allé jusqu'à « backing several of the chip bills and quitting a major tech trade group in September ».