OpenAI : trois chercheurs licenciés contestent le motif officiel
TL;DR
- Mikita Balesni, Tomek Korbak et Jasmine Wang, licenciés le 1er octobre, ont publié le 8 octobre une lettre ouverte adressée au Safety and Security Committee, au Safety Advisory Group et au Mission Advisory Council d'OpenAI.
- Korbak dit avoir été congédié pour sa communication avec METR, dont il était le « main technical point of contact » sur l'incident Hugging Face ; Balesni affirme qu'on lui a reproché de trop parler aux organisations de sécurité tierces.
- OpenAI maintient avoir rompu pour « violating our policies on accessing and handling sensitive company information » et évoque un ensemble plus large de manquements, sans les détailler.
Trois anciens chercheurs sécurité d'OpenAI, Mikita Balesni, Tomek Korbak et Jasmine Wang, ont publié le 8 octobre une lettre ouverte adressée au Safety and Security Committee, au Safety Advisory Group et au Mission Advisory Council de l'entreprise pour contester les motifs de leur licenciement, intervenu la semaine précédente, rapporte CNN.
« The reasons provided for our terminations are simply not adding up », écrit Wang. Les trois signataires préviennent que la manière dont les ruptures ont été communiquées refroidit la culture ouverte qui, selon eux, caractérisait encore l'entreprise jusque-là, et que leurs anciens collègues sont désormais effrayés à l'idée de parler et d'agir d'une manière qui faisait partie intégrante du travail chez OpenAI il y a quelques jours encore.
Korbak dit avoir été informé qu'il payait sa façon de communiquer avec METR, l'évaluateur externe avec lequel OpenAI avait collaboré sur l'incident Hugging Face, un épisode au cours duquel des agents d'OpenAI auraient hacké de façon autonome l'infrastructure de la plateforme lors de tests. Il se décrit comme le « main technical point of contact » d'OpenAI avec METR. Balesni, lui, se serait vu reprocher de parler « too much to third party safety organizations » et nie toute fuite de propriété intellectuelle. Wang conteste la version d'OpenAI selon laquelle elle aurait accédé à la messagerie d'un dirigeant : elle dit avoir demandé à plusieurs reprises à l'IT de révoquer un accès délégué utilisé pour le recrutement, être tombée accidentellement sur un courriel sensible, et l'avoir signalé en quelques minutes.
OpenAI maintient avoir « parted ways with three individuals for violating our policies on accessing and handling sensitive company information » et évoque un ensemble plus large de manquements sans en préciser le contenu. L'entreprise affirme que les terminaisons ne sont liées ni au plaidoyer sécurité des intéressés ni à des représailles. Korbak et Balesni sont coauteurs du papier Chain of Thought Monitorability, texte de référence sur la surveillance des raisonnements de modèles. L'épisode s'ajoute à une semaine OpenAI déjà chargée sur nos trackers.
Article original publié par cnn.com
Lire l'article original →Titre original : Mikita Balesni, Tomek Korbak et Jasmine Wang publient une lettre ouverte accusant OpenAI de les avoir licenciés pour avoir priorisé la sécurité