Class action Sherman Act contre OpenAI, Anthropic, SpaceXAI, Google
TL;DR
- Quatre abonnés payants ont déposé le 19 septembre, au district nord de la Californie, une class action visant OpenAI, Anthropic, SpaceXAI et Google.
- La plainte invoque le Sherman Act de 1890 et cible la coordination du 12 septembre autour de l'essai de Dario Amodei sur le ralentissement.
- L'avocat Nick Rowley demande la certification d'une classe nationale d'usagers de ChatGPT, Claude, Grok et Gemini.
Quatre abonnés payants de ChatGPT, Claude, Grok et Gemini ont déposé vendredi une class action au tribunal fédéral du district nord de la Californie contre OpenAI, Anthropic, SpaceXAI et Google, rapporte l'Associated Press. La requête invoque le Sherman Act, la loi antitrust de 1890 « that bars competitors from agreeing to restrain trade », et demande la certification d'une classe nationale.
Selon la plainte, la coordination s'est nouée le 12 septembre. Ce jour-là, Dario Amodei, patron d'Anthropic, publie un essai appelant les laboratoires à coopérer pour décélérer les avancées au nom de la sécurité. Sam Altman (OpenAI), Elon Musk (SpaceXAI) et Demis Hassabis, cofondateur et président de Google DeepMind, y répondent publiquement dans la même journée, tous en accord avec la démarche. Les plaignants s'appuient également sur une déclaration commune signée en juillet 2026 par des cadres de plusieurs grands labos, qui reconnaissait une « intense competitive pressure not to unilaterally slow » le développement.
L'avocat principal, Nick Rowley, articule l'affaire sur le double terrain de la sécurité et du droit de la concurrence. « AI will quickly spin out of human control and could kill us all if we allow AI safety and protocol … to be controlled by private self-serving agreements between the world's most powerful 'for profit' technology companies », déclare-t-il. La plainte reproche aux quatre sociétés d'avoir pris le « shortcut » consistant à « substitute collective restraint for individual accountability », au détriment de la valeur des abonnements payants.
Sam Altman s'était pour sa part exprimé publiquement dans ce contexte : « We do not believe we need to wait for an antitrust exemption or legislation to begin the work of providing this confidence ». Les représentants d'Anthropic, d'OpenAI, de Google et de SpaceXAI n'avaient pas répondu samedi à une demande de commentaire. Le dossier vient s'ajouter à la vague de contentieux fédéraux autour des grands laboratoires, que nous suivons depuis plusieurs mois.
Article original publié par apnews.com
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