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Z.ai: les quatre fondateurs liés à un institut visé par le MI5

China AI ai-business

TL;DR

  • Les quatre fondateurs de Z.ai ont participé à un projet 2018-2021 cofinancé par le CGTRI, approuvé pour 2,94 millions de yuans.
  • Le MI5 a dit le 30 septembre que le CGTRI a 'very strong ties' avec le ministère chinois de la Sécurité d'État.
  • Le projet visait à analyser les posts de réseaux sociaux pour détecter des événements et cartographier les liens entre individus.

Pendant près de quatre ans, de janvier 2018 à décembre 2021, les quatre fondateurs de Z.ai ont travaillé sur un projet de recherche cofinancé par le China General Technology Research Institute, dont le MI5 vient d'affirmer qu'il a "very strong ties" avec le ministère chinois de la Sécurité d'État. Bloomberg rapporte un budget approuvé de 2,94 millions de yuans et un objectif technique précis: développer des logiciels d'IA capables d'analyser des posts de réseaux sociaux pour en extraire des événements marquants et cartographier les liens entre individus.

Le projet était piloté par Li Juanzi, cofondatrice de Z.ai et professeure à l'université Tsinghua, aux côtés de Cao Weibing du CGTRI et d'un professeur de la Southeast University. Tang Jie, Xu Bin et Zhang Peng, ce dernier aujourd'hui PDG de Z.ai, figurent dans le dossier comme coauteurs, co-inventeurs ou détenteurs de droits logiciels. Bloomberg s'appuie sur un document de 78 pages déposé par les responsables du projet sur un site gouvernemental chinois qui archive les financements de recherche. Z.ai a été fondée en 2019, au milieu de cette période.

L'alerte publique du MI5 date du 30 septembre.

Elle vise explicitement le CGTRI, décrit comme ayant pour fonction principale de "funding academic work that directly improves the MSS's technical capability for spying". L'agence britannique précise que plus d'une centaine d'universitaires rattachés au Royaume-Uni ont contribué à des projets financés par cet institut.

Z.ai et ses quatre fondateurs n'ont pas répondu aux sollicitations de Bloomberg. L'ambassade de Chine, elle, a qualifié ces accusations d'"imaginary and purely fabricated". Sur le site de Tsinghua, la fiche de Li Juanzi mentionne bien, pour 2018-2021, un travail d'analyse portant sur des personnes et des événements chinois à partir de sources multiples, sans jamais citer le CGTRI.

L'épisode s'inscrit dans un cycle plus large de défiance institutionnelle: notre fil Chine-IA a compté 203 dépêches en 90 jours, et la veille déjà, le DHS exigeait le retrait des produits DeepSeek de l'ensemble des systèmes IT civils fédéraux américains.