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Anthropic retient Freshfields comme conseil juridique de son IPO

TL;DR

  • Les banquiers d'Anthropic ont retenu le cabinet britannique Freshfields comme conseil juridique de l'introduction en Bourse, selon The Information.
  • L'IPO viserait à lever plusieurs dizaines de milliards de dollars à une valorisation supérieure à mille milliards.
  • Freshfields a récemment piloté le rachat de Wiz par Google (32 Mds$) et l'acquisition d'Armis par ServiceNow (7,75 Mds$).

Le puzzle de l'IPO d'Anthropic prend une pièce de plus, et elle vient de Londres. The Information a rapporté que les banquiers d'Anthropic ont retenu le cabinet britannique Freshfields comme conseil juridique de l'introduction en Bourse, une opération présentée comme devant lever plusieurs dizaines de milliards de dollars à une valorisation supérieure à mille milliards.

Le choix n'est pas anodin. Freshfields sort d'une série de mandats sur les grandes opérations tech, notamment l'acquisition de Wiz par Google pour 32 milliards de dollars et le rachat d'Armis par ServiceNow pour 7,75 milliards. Le cabinet a également noué en avril un partenariat pluriannuel avec Anthropic pour déployer Claude dans ses 33 bureaux mondiaux, comme le détaille Freshfields sur son propre site. Un fournisseur qui devient un client-cible d'IPO, c'est le genre de configuration qui rend le mandat particulièrement chargé de signal.

Côté banques, Morgan Stanley et Goldman Sachs dirigent l'opération avec JPMorgan, selon les informations relayées par Bloomberg, avec une cotation envisagée dès octobre. La dernière levée avait valorisé Anthropic autour de 965 milliards de dollars, ce qui replace la barre du trillion évoquée pour l'IPO dans le registre du plausible plutôt que du fantasme.

Le caveat honnête, c'est ce que le reportage ne dit pas: le montant exact visé, le calendrier précis de dépôt du S-1, ni l'identité du conseil des souscripteurs, qui reste un mandat parallèle à décrocher. Pour Freshfields, la mission signe une entrée assumée dans le club des cabinets capables de piloter les plus grosses IPO tech de la décennie. Pour les investisseurs, la présence d'un conseiller juridique de ce calibre est un signal opérationnel, pas une garantie de valorisation: le vrai test reste le prospectus.