ByteDance pousse Seedance 2.5 vers Hollywood, MPA non résolue
TL;DR
- Seedance 2.5 génère nativement 30 secondes de vidéo en une seule passe, sans stitching, contre 15 secondes pour Seedance 2.0.
- La MPA a envoyé en février 2026 une lettre de cease-and-desist qualifiant l'infraction de « a feature, not a bug », toujours non résolue en justice.
- Selon Artificial Analysis, Seedance 2.0 tourne autour de 9 dollars la minute de 1080p, contre 24 pour Google Veo 3.1 et 20 pour Kling 3.0 Pro.
ByteDance choisit un moment étrange pour aller frapper aux portes de Hollywood. Le Los Angeles Times raconte comment le propriétaire de TikTok pousse Seedance 2.5, son nouveau générateur vidéo, auprès des studios américains alors même que la Motion Picture Association n'a pas retiré la lettre de cease-and-desist qu'elle avait envoyée en février 2026 à propos de la version précédente, une lettre où l'organisation qualifiait l'infraction de « a feature, not a bug » d'après le Hollywood Reporter.
Le produit, dévoilé le 23 juin au Volcano Engine FORCE et attendu en accès public en ce début juillet, revendique 30 secondes de vidéo générées d'une traite, sans stitching, contre 15 secondes pour Seedance 2.0. La démonstration technique inclut jusqu'à 50 entrées de référence, images, clips audio, styles, et une prévisualisation 3D en filigrane, ce qui ouvre la porte à un workflow plus proche de la post-production que de la génération de clips pour les réseaux. Sur le prix, ByteDance n'a pas publié la grille de la 2.5, mais Artificial Analysis situe la génération de Seedance 2.0 autour de 9 dollars la minute en 1080p, contre environ 24 pour Google Veo 3.1 et 20 pour Kling 3.0 Pro selon MindStudio. L'argument commercial est donc autant l'écart de coût que la longueur du clip.
L'obstacle n'est pas technique. La contestation de février engageait Disney, Warner Bros. Discovery, Paramount, Netflix, Sony Pictures et Universal, et Disney avait accusé ByteDance d'avoir chargé Seedance avec une « pirated library » de personnages Marvel et Star Wars. ByteDance a suspendu volontairement le déploiement mondial de la 2.0 en mars 2026, mais aucun règlement n'a été rendu public. À cela s'ajoute la sensibilité récurrente sur les données côté studios, la loi chinoise de renseignement de 2017 servant de toile de fond aux discussions sur qui héberge les scripts et les briefs envoyés à l'API.
L'honnête réserve, c'est que la reportage disponible ne dit pas si un studio a effectivement signé, à quel prix, ni sur quel corpus la 2.5 a été réentraînée après la pause. Ce qui reste vraisemblable, c'est que la fenêtre d'ouverture profite d'abord aux structures qui n'ont ni les avocats de Disney ni le catalogue à défendre, studios indépendants, post-productions asiatiques, annonceurs. C'est là que la cassure de prix se transforme en carnet de commandes avant que le contentieux ne se referme.
Article original publié par latimes.com
Lire l'article original →Titre original : « Now, its AI is taking over Hollywood » : le LA Times raconte comment ByteDance vend Seedance 2.5 aux studios avec ses vidéos IA de 30 secondes en une passe