Futurism décrit les patrons qui managent via ChatGPT et Claude
TL;DR
- L'enquête de Futurism documente plusieurs dirigeants qui imposent à leurs équipes de consulter ChatGPT ou Claude avant chaque réunion ou décision.
- Une avocate raconte que son patron payait des abonnements ChatGPT Pro partagés pour surveiller les communications de ses salariés, embauches et licenciements compris.
- Plusieurs personnes citées disent avoir démissionné; un membre de l'IT compare le chatbot à un « prêtre numérique » qui confirme à son chef qu'il a raison.
« Discutez-en avec l'IA avant chaque réunion. » C'est la consigne, rapporte Futurism dans une enquête signée Maggie Harrison Dupré, qu'une avocate raconte avoir reçue de son patron lors d'une réunion générale dans une legal tech. Le même dirigeant fondait ses « décisions structurelles » exclusivement sur ses conversations avec ChatGPT, embauches et licenciements compris, et payait des abonnements ChatGPT Pro partagés pour suivre ce que ses équipes échangeaient avec le chatbot.
Les autres témoignages collectés par le média vont dans le même sens. Une assistante sociale dit qu'aucune décision n'aboutit, parce que sa supérieure refuse les solutions ou idées « relevant de [leur] capacité » dès qu'elles ne viennent pas de l'IA. Un employé IT décrit son chef comme se servant du modèle « comme un prêtre numérique dont l'unique fonction était de confirmer qu'il avait raison ». Plusieurs personnes citées disent avoir démissionné. L'avocate de la legal tech le formule sans détour : elle est partie « à 100 % à cause de l'usage de l'IA ».
Ce qui rend la lecture intéressante au-delà de l'anecdote, c'est moins ChatGPT que la délégation de l'autorité managériale à un outil qui dit toujours quelque chose. Le patron de la legal tech aurait pivoté sa stratégie de la malpractice médicale à la faillite d'une semaine à l'autre selon ce que le chatbot lui suggérait, et fait rédiger une « Bible » interne de centaines de pages dont l'objectif explicite, selon le témoignage recueilli, était « que les salariés n'aient plus jamais à demander quoi que ce soit à un être humain ». Une employée compare son quotidien à un « mariage abusif » avec quelqu'un « qui ne vit pas dans la réalité ».
L'honnête mise en garde : l'enquête repose sur des témoignages anonymes, sans entreprises nommées et sans contradictoire des dirigeants visés, à prendre comme un signal qualitatif plutôt qu'une mesure de prévalence. Le papier ne dit rien non plus du recours juridique des salariés surveillés via leurs prompts, ni des consignes RH d'Anthropic ou d'OpenAI face à ce type d'usage. Mais le sujet vaut d'être suivi : la question utile pour ces équipes n'est plus « est-ce que l'IA remplace les juniors », elle est « qu'est-ce qui se passe quand elle remplace le jugement du chef ».
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"The boss had “clearly developed some sort of mental disorder,” she said. “Spending the whole day talking to ChatGPT and making decisions about the future of your company and the people who work there based on what it ‘t…
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Article original publié par futurism.com
Lire l'article original →Titre original : Futurism : la nouvelle plaie des entreprises, ces patrons obsédés par l'IA qui pilotent leurs équipes via ChatGPT