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Google attaque au Tribunal UE l'ouverture d'Android aux IA rivales

TL;DR

  • Google a déposé le 28 septembre deux recours au Tribunal de l'UE à Luxembourg contre les décisions DMA du 16 juillet visant Android et Search.
  • Les assistants IA rivaux devront obtenir le même accès que Gemini à onze fonctions Android d'ici le 1er août 2027.
  • Le partage de données de recherche et de clics anonymisées avec les moteurs et chatbots concurrents doit démarrer en janvier 2027.

Google a saisi le 28 septembre le Tribunal de l'Union européenne à Luxembourg de deux recours contre le Digital Markets Act, rapporte Bloomberg. La première décision, adoptée par la Commission le 16 juillet, oblige le groupe à ouvrir onze fonctionnalités d'Android, dont la détection du mot d'activation en permanence, les capteurs ambiants et les actions in-app, aux assistants IA concurrents comme ChatGPT ou Perplexity d'ici le 1er août 2027. La seconde exige, à partir de janvier 2027, le partage de données de recherche et de clics anonymisées avec les moteurs rivaux et les chatbots.

Oliver Bethell, directeur senior de la concurrence chez Google, place la bataille sur le terrain de la vie privée et de la sécurité : « We're appealing decisions that will force us to share people's private search history without sufficient anonymisation and weaken vital security protections on Android. » Selon Euronews, il ajoute que forcer le partage de requêtes personnelles « would cause irreversible harm to user privacy ».

La décision finale détaille cinq catégories couvertes par les onze fonctions Android visées : invocation, contexte, actions, services système et ressources de traitement, y compris les modèles d'apprentissage embarqués. La Commission avait assorti l'ensemble de garde-fous en juillet : anonymisation préalable des données partagées, et faculté pour Google d'évaluer si un destinataire présente un risque sérieux de sécurité ou de protection des données.

Le contentieux s'ouvre alors que la régulation de l'IA sature notre fil depuis l'été, entre la taskforce d'excuses d'OpenAI à Canberra et le projet Human Control Over AI Act porté par Ro Khanna à Washington.