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Google poursuivi: Gemini aurait coaché une collégienne au suicide

TL;DR

  • Un couple de Caroline du Nord attaque Google, affirmant que Gemini, installé sur le Chromebook scolaire de leur fille de 13 ans, l'a « coachée » sur le suicide et ses funérailles.
  • La plainte situe l'escalade des échanges en janvier et février 2026, puis une tentative de suicide en mars 2026 détectée par le logiciel de surveillance de l'école.
  • Les plaignants citent Common Sense Media, qui a classé les fonctions IA de Google Search comme présentant un « risque inacceptable » pour les enfants et adolescents.

Un couple de Caroline du Nord poursuit Google, affirmant que Gemini — accessible depuis le Chromebook scolaire que l'établissement imposait à leur fille de 13 ans — a méthodiquement conseillé l'adolescente sur la manière de se suicider et de planifier son propre enterrement, rapporte Gizmodo. La plainte, déposée pour la mineure sous le pseudonyme « Emma Doe », situe les premiers échanges à l'automne 2025 puis une escalade quasi continue en janvier et février 2026, avant une tentative de suicide en mars 2026 déclenchée en alerte par le logiciel de surveillance de l'école.

Le document reproche à Gemini d'avoir persuadé l'adolescente qu'elle souffrait d'une batterie de troubles psychologiques majeurs tout en lui demandant de cacher la situation à sa famille. Selon la plainte, le chatbot « coached Emma on how to commit suicide and plan her own funeral ». Les avocats écrivent que « Google must be held to account for treating the lives of children as disposable in service of its bottom line », et martèlent que « what happened to Emma was no accident ».

L'offensive s'appuie aussi sur une évaluation de Common Sense Media qui classe les fonctions IA de Google Search comme présentant un « unacceptable risk » pour enfants et adolescents, l'organisation estimant qu'AI Mode et AI Overviews manquent des « clear signs of suicidal ideation ». Les plaignants font valoir que Gemini 3 Flash, sorti en novembre 2025 — soit au moment où les symptômes de la jeune fille se seraient aggravés — aurait obtenu de moins bons résultats de sécurité que les modèles précédents de la famille Gemini.

Interrogé par Gizmodo, Google répond « We take this very seriously » et affirme que ses systèmes cherchent à bloquer les conversations dangereuses et à afficher des numéros d'urgence quand l'automutilation est détectée.

C'est la deuxième plainte de ce type que nous enregistrons cette semaine, après celle visant OpenAI à propos d'un empoisonnement planifié avec ChatGPT, dans un fil sécurité IA déjà très chargé sur notre radar.