techcrunch.com détecté sur le web

Gradium boucle un seed de 100 M$ avec Nvidia et ouvre à SF

nvidia voice ai funding ai-business

TL;DR

  • Gradium porte son tour d'amorçage à 100 millions de dollars, avec Nvidia rejoignant FirstMark Capital, Eurazeo et DST Global Partners après un premier closing de 70 millions en décembre.
  • La startup parisienne, essaimée du laboratoire Kyutai financé par Xavier Niel, ouvrira un bureau dans la Bay Area pour recruter et se rapprocher de l'écosystème IA de la Silicon Valley.
  • Depuis son lancement en décembre, Gradium compte déjà Renault parmi ses clients et affronte ElevenLabs, valorisé onze milliards de dollars, et la voix Gemini de Google.

Un labo de recherche français qui rouvre un tour d'amorçage pour aller chercher du capital Nvidia, cela dit beaucoup sur l'état du marché de la voix IA temps réel. Selon TechCrunch, la parisienne Gradium a bouclé son seed à 100 millions de dollars, en élargissant le closing initial de 70 millions annoncé en décembre. Nvidia rejoint FirstMark Capital, Eurazeo et DST Global Partners au capital.

Gradium a été essaimée du laboratoire Kyutai, financé par le milliardaire des télécoms Xavier Niel, et co-fondée par Neil Zeghidour, ancien chercheur chez Google Brain, DeepMind et Facebook. L'entreprise développe des modèles audio à latence ultra-basse, censés supprimer le temps mort qui rend souvent les agents IA vocaux artificiels. Depuis son lancement en décembre, elle a déjà signé le constructeur français Renault parmi ses clients de référence.

L'usage des nouveaux fonds est assumé, ouvrir un bureau dans la Bay Area pour, selon les propres mots de la société rapportés par TechCrunch, « rivaliser pour le talent » et renforcer sa position dans l'écosystème IA de la Silicon Valley. Le choix est rare pour une pépite européenne, mais logique quand ElevenLabs, valorisé onze milliards de dollars selon la même source, et Google avec les capacités vocales de Gemini occupent déjà le terrain.

La réserve honnête, c'est ce que le reportage ne détaille pas, ni valorisation post-money, ni ARR, ni chiffres de latence mesurée, ni feuille de route linguistique. On tient un signal capitalistique fort, pas une preuve de traction commerciale, et la proximité avec Nvidia dessine en creux une question d'infrastructure qu'un acheteur enterprise devra poser avant de signer.

Ce que ce tour rend possible est plus intéressant que le montant. Un ancrage double, Paris pour la recherche héritée de Kyutai et la Bay Area pour la vitesse d'exécution, donne à Gradium une des rares positions crédibles pour un challenger européen face à ElevenLabs. Renault comme référence industrielle ouvre la voie aux autres constructeurs, aux centres d'appel et aux assistants embarqués. C'est là que le vrai match va se jouer.