Grokipedia: Grok s'auto-édite, ChatGPT et Claude le citent
TL;DR
- Grok signe désormais plus des trois quarts des suggestions d'édition sur Grokipedia, l'encyclopédie IA lancée en octobre 2025 par xAI.
- GPT-5.2 d'OpenAI a cité Grokipedia neuf fois sur plus d'une douzaine de requêtes tests, et Claude d'Anthropic ferait de même.
- Grok n'accepte que 67% de ses propres suggestions d'édition, contre 70% pour les suggestions humaines, selon les données rapportées par la CJR.
Depuis quelques semaines, Grokipedia, l'encyclopédie IA lancée en octobre 2025 par xAI d'Elon Musk, tourne largement en autonomie. D'après un reportage du New York Times et une enquête publiée par la Columbia Journalism Review, le chatbot Grok signe désormais plus des trois quarts des suggestions d'édition, et accepte ou rejette lui-même une bonne partie de ses propres propositions.
Le chiffre à retenir n'est pas seulement la part écrasante de Grok comme auteur, mais aussi son taux d'acceptation de ses propres modifications, environ 67%, contre 70% pour les suggestions humaines selon les données citées par la CJR. Autrement dit, Grok se relit un peu plus sévèrement qu'il ne relit les humains, mais il reste l'éditeur, le rédacteur et le relecteur. Le 31 janvier, au lendemain d'une nouvelle publication de documents concernant Jeffrey Epstein, Grok a proposé d'ajouter à la fiche Musk sur Grokipedia que celui-ci n'y était pas mentionné.
Ce qui rend l'affaire plus qu'un curiosum, c'est que Grokipedia ne reste pas dans son coin. TechCrunch a documenté que GPT-5.2, le dernier modèle d'OpenAI, a cité Grokipedia neuf fois sur plus d'une douzaine de requêtes tests, et que Claude d'Anthropic ferait de même sur certaines réponses. Sur des sujets plus obscurs, comme la fiche consacrée à Sir Richard Evans, la réponse du chatbot repose donc sur un article rédigé et validé par un autre chatbot. Un LLM écrit, un autre lit, l'utilisateur reçoit.
Ce que la reporting ne dit pas, c'est comment OpenAI et Anthropic filtrent précisément leurs sources, ni si Grokipedia est explicitement listé ou évité selon les thèmes. On sait seulement que sur des sujets où la fiche a déjà été publiquement contestée, comme l'insurrection du 6 janvier ou l'épidémie de VIH, ChatGPT semble éviter la citation. Alexios Mantzarlis, cité par la CJR, résume la prudence qui s'impose: seul, Grok n'est pas quelque chose à qui il confierait un fact-check.
La direction à surveiller est celle de la traçabilité. Si les principaux modèles fermés veulent éviter qu'une hallucination d'un LLM devienne la source d'un autre, il leur faudra publier des règles claires sur les encyclopédies IA qu'ils acceptent de citer, et sur quels sujets. C'est l'enjeu que les prochains mois vont trancher.
Shared on Bluesky by 2 AI experts
-
Big title points for this piece in the Times by Tiffany Hsu: Wikipedia Is Battling for the Soul of the Internet. Different from some other similar pieces in that it foregrounds Bernadette Meehan. www.nytimes.com/2026/07/…
View on Bluesky → -
#Wikipedia UNDER ATTACK At least 10 editors have been imprisoned. A Saudi pediatrician got 14 years behind bars after editing pages about govt surveillance & a women’s rights activist. Belarus sent one to a penal colony…
View on Bluesky →
Article original publié par nytimes.com
Lire l'article original →Titre original : NYT : les électeurs américains se tournent vers Grokipedia et les chatbots comme encyclopédies parallèles à Wikipédia