cnbc.com détecté sur le web

IBM, Ford, Klarna et CBA reviennent sur leurs licenciements IA

jobs generative ai enterprise ai ai-business jobs

TL;DR

  • Selon CNBC, une enquête Orgvue indique que 55 % des dirigeants ayant supprimé des postes au nom de l'IA jugent avoir pris une mauvaise décision.
  • Ford rappelle des centaines d'ingénieurs qualité et IBM prévoit de tripler ses embauches débutantes aux États-Unis en 2026 après avoir automatisé 94 % de ses demandes RH.
  • Klarna renoue avec des agents humains, deux ans après avoir revendiqué qu'une IA pouvait faire le travail de 700 conseillers clientèle.

Le cycle « licencier pour l'IA, réembaucher parce que l'IA ne suit pas » commence à laisser des traces publiques. Dans un article daté du 1er juillet 2026, CNBC recense plusieurs grands employeurs qui reviennent sur des suppressions de postes justifiées par le déploiement de l'IA, après avoir constaté que l'automatisation seule ne tenait pas ses promesses.

Les exemples cités sont concrets. Chez Ford, des centaines d'ingénieurs expérimentés ont été rappelés pour traiter des problèmes de qualité que les systèmes automatisés ne parvenaient pas à résoudre; le PDG Jim Farley affirme que l'opération a généré des centaines de millions de dollars d'économies via la baisse des dépenses de garantie et de rappels. Commonwealth Bank of Australia avait licencié plus de 40 agents de son service client au profit d'un bot vocal, avant de faire machine arrière lorsque le système n'a pas tenu et que le volume d'appels a augmenté. IBM, de son côté, avait automatisé environ 94 % des demandes RH entrantes, mais les 6 % restants, qui touchent notamment à du jugement éthique, ont exposé les limites de la démarche; le groupe annonce désormais tripler ses embauches débutantes aux États-Unis en 2026. Klarna, enfin, avait fait la une en 2024 en revendiquant qu'un agent IA faisait le travail de 700 conseillers clientèle; Sebastian Siemiatkowski, PDG et fondateur, a depuis reconnu que l'entreprise recrutait à nouveau des agents humains pour que les clients puissent toujours choisir de parler à une personne.

Le cadrage statistique vient d'une enquête d'Orgvue reprise par CNBC. 39 % des dirigeants interrogés déclarent avoir supprimé des postes en raison du déploiement de l'IA, et parmi eux, 55 % estiment aujourd'hui avoir pris une mauvaise décision. C'est le vrai signal: pas un accident isolé chez une entreprise médiatique, mais une tendance déclarée par les décideurs eux-mêmes.

Il faut prendre les spécificités comme rapportées et non comme réglées. Le papier ne dit pas combien d'ingénieurs Ford a exactement rappelés, ni combien de postes IBM va rouvrir en absolu, ni si les personnes réembauchées sont celles qui avaient été licenciées. La période exacte couverte par l'enquête Orgvue et la méthodologie du panel ne sont pas non plus détaillées dans l'article.

Ce qui vaut la peine d'être suivi à partir de maintenant, c'est moins la vitrine « l'IA remplace les humains » que la façon dont les équipes recomposent des rôles hybrides. Les employeurs qui traitent l'IA comme un levier de productivité posé sur une base humaine stable, plutôt que comme un substitut à cette base, sont ceux qui garderont l'avantage sur les cycles de recrutement à venir.