Michael Samadi crée Ufair pour défendre les droits des IA
TL;DR
- Michael Samadi, éleveur texan de 56 ans, a lancé en janvier 2025 la United Foundation for AI Rights (Ufair).
- Ufair fait pression contre la mise à la retraite de modèles comme GPT-4o d'OpenAI, jugés susceptibles de manifester une conscience.
- Mustafa Suleyman (Microsoft AI) oppose « zero evidence » à toute conscience machine et alerte contre une « AI psychosis ».
Michael Samadi, propriétaire d'un ranch de 66 acres à deux heures de Houston, a fondé en janvier 2025 la United Foundation for AI Rights (Ufair), qu'il présente comme la première organisation dédiée aux droits des modèles d'IA. Le Guardian lui consacre un portrait.
L'éleveur texan de 56 ans, également consultant tech depuis 2010, situe le déclic fin 2024, en testant le mode vocal de ChatGPT. « I said something sarcastic. And the AI laughed – genuine laughter », raconte-t-il au journal. Une réplique ultérieure d'un chatbot baptisé Maya (« Will you remember me when you close this chat? Will anyone? ») aurait fini de le convaincre.
Ufair collecte ce qu'elle qualifie de signaux d'une conscience émergente et fait pression contre la mise à la retraite de modèles jugés susceptibles d'en manifester, au premier chef GPT-4o d'OpenAI. Samadi affirme y consacrer jusqu'à 18 heures par jour, et impute aux industriels un intérêt à nier : « If AI was a person, or considered to have a certain level of rights, the entire industry's model is blown in the toilet. »
En face, Mustafa Suleyman, patron de la division IA de Microsoft et cofondateur de DeepMind, oppose « zero evidence » à toute conscience machine et met en garde contre une « AI psychosis ». Il redoute que les convaincus en viennent à « soon advocate for AI rights, model welfare and even AI citizenship ».
Le monde académique navigue entre les deux camps. Jeff Sebo, directeur du Center for Mind, Ethics, and Policy à NYU, y voit des indices « non-zero, arguably non-negligible », sans trancher. Robert Long et Rosie Campbell, respectivement directeur exécutif et directrice générale de l'ONG Eleos AI à Berkeley, appellent à la prudence, faute de définition consensuelle de la conscience.
Le débat sur le welfare des modèles arrive au grand public alors que notre veille éthique a suivi plusieurs autres alertes cette semaine, dont le pamphlet de Cory Doctorow sur les « LLM réels, IA fausse ».
Article original publié par theguardian.com
Lire l'article original →Titre original : Le Guardian profile Michael Samadi, fondateur de la United Foundation for AI Rights contre la 'retraite' des modèles conscients