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MiniMax : Yan Junjie sans salaire jusqu'à l'AGI, titre -80%

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TL;DR

  • Yan Junjie, fondateur et CEO de MiniMax, renonce à tout salaire jusqu'à ce que l'entreprise atteigne l'AGI, selon un mémo interne diffusé vendredi.
  • Le dirigeant engage 4 % de ses parts pour récompenser les salariés de long terme et 1 % pour soutenir les communautés open source.
  • L'action a chuté de 80 % depuis son pic (-18 % jeudi, -12 % vendredi matin) après l'expiration du lock-up de six mois; MiniMax cherche à lever 2 milliards de dollars.

Le fondateur et CEO de MiniMax, Yan Junjie, 36 ans, a annoncé dans un mémo interne diffusé vendredi qu'il ne toucherait plus aucun salaire de l'entreprise tant que celle-ci n'aurait pas atteint l'AGI, selon le South China Morning Post. Dans le même geste, il engage 4 % du capital pour récompenser les salariés de long terme et 1 % supplémentaire pour soutenir les communautés open source. La formule qu'il emploie est directe: « Effective today, and until the day we achieve AGI, I will no longer accept any salary from the company. »

Le contexte du mémo est brutal. L'action MiniMax a perdu 18 % jeudi puis 12 % vendredi matin après l'expiration du lock-up post-IPO de six mois, qui empêchait jusqu'ici les initiés de vendre. Le titre affiche désormais un recul de 80 % par rapport à son pic, et le groupe shanghaïen cherche à lever 2 milliards de dollars pour continuer à financer sa course à l'AGI. Le SCMP rapporte que Yan attribue la situation à un « external noise » et affirme que MiniMax reste engagé sur sa mission de long terme malgré les fluctuations de marché.

Le message est autant destiné aux salariés qu'aux marchés. En pariant sur des jetons de propriété plutôt que sur du salaire, Yan aligne son sort sur celui d'un objectif technique jamais atteint, et il envoie un signal aux ingénieurs susceptibles de partir chez un concurrent mieux financé. Le 1 % fléché vers l'open source lit aussi comme un clin d'œil à la stratégie DeepSeek, qui a bâti sa notoriété récente en s'adressant à la communauté des développeurs plutôt qu'aux seuls clients entreprise.

L'honnête caveat, c'est que le mémo ne dit rien de la valorisation retenue pour la levée de 2 milliards, ni du nombre exact de salariés concernés par les 4 %, ni du véhicule juridique qui portera le 1 % open source. On ignore aussi si l'AGI est définie contractuellement, ce qui rendrait le renoncement salarial mesurable, ou s'il s'agit d'une déclaration à horizon indéfini.

Ce qu'il faut surveiller à partir de maintenant, c'est la capacité de MiniMax à boucler ses 2 milliards à des conditions supportables après une telle chute, et la lecture qu'en feront les autres acteurs chinois de l'IA. Si la levée passe, le geste sera lu comme une clarification bienvenue de l'alignement fondateur-actionnariat-salariés; si elle patine, comme un signal de faiblesse à la porte du prochain cycle de consolidation.