PwC : les entreprises très exposées à l'IA embauchent plus vite
TL;DR
- Selon le baromètre PwC 2026, fondé sur plus d'un milliard d'annonces, les effectifs des entreprises les plus exposées à l'IA progressent de 52% depuis 2018, contre 36% pour les moins exposées.
- Les emplois requérant des compétences IA croissent environ huit fois plus vite que le marché global (69% contre 9%), et la prime salariale IA atteint 62%, en hausse depuis 57% un an plus tôt.
- Le secteur Tech-Médias-Télécoms concentre l'intensité d'embauche IA, avec près d'un nouveau poste sur huit lié à l'IA.
L'idée que l'IA détruit déjà des emplois à grande échelle prend un coup ce mois-ci avec le baromètre 2026 du cabinet PwC, relayé par le Financial Times. Sur plus d'un milliard d'annonces analysées sur six continents, les entreprises les plus exposées à l'IA ont vu leurs effectifs croître de 52% depuis 2018, contre 36% pour les moins exposées. Autrement dit, à ce stade, les plus gros utilisateurs d'IA embauchent plus vite, pas moins.
Le détail qui complique l'histoire, c'est que la croissance ne se répartit pas uniformément. Le secteur Tech-Médias-Télécoms concentre l'intensité d'embauche IA, avec près d'un poste créé sur huit désormais lié à l'IA. La prime salariale pour les compétences IA atteint 62% en moyenne, mais grimpe à 84% dans le TMT et 118% dans la consommation, selon le communiqué PwC. Et le marché se scinde en deux pistes : les rôles dits « professionnalisés », où l'IA absorbe la routine et où le jugement humain prend de la valeur (radiologues, recruteurs), voient leur croissance d'offres doubler et leurs salaires monter 42% plus vite que les rôles « démocratisés » (secrétaires médicales, managers de services IT), où l'IA banalise la tâche elle-même.
Pourquoi cela compte si vous n'êtes ni aux RH ni chez PwC : la thèse macro d'une IA qui supprime le travail n'est pas confirmée par les chiffres d'annonces, mais celle de la polarisation l'est. Les emplois spécifiquement IA progressent environ huit fois plus vite que l'emploi global (69% contre 9%), et la prime IA a encore gagné cinq points sur un an, passant de 57% à 62%.
Le caveat honnête, c'est que l'étude regarde des annonces d'emploi, pas des postes effectivement pourvus ni la rétention, et qu'elle ne permet pas de séparer proprement la causalité (l'IA fait embaucher) de la corrélation (les entreprises qui dépensent en IA sont déjà celles qui croissent). Ce que le rapport ne dit pas non plus : si les rôles « démocratisés » déclinent en volume absolu ou s'ils croissent simplement moins vite. À suivre dans les prochaines éditions du baromètre, et hors du seul périmètre TMT.
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Article original publié par ft.com
Lire l'article original →Titre original : FT : les entreprises américaines qui investissent le plus dans l'IA embauchent plus vite que leurs pairs, mais l'effet se concentre dans la tech