Stubb rallie 20 pays et l'UE pour un régulateur mondial de l'IA
TL;DR
- Vingt pays et l'Union européenne réclament à l'ONU une institution internationale pour fixer des standards et vérifier leur respect sur l'IA.
- Ni les États-Unis, ni la Chine, ni le Royaume-Uni, la France, l'Inde, le Japon ou la Corée du Sud n'ont signé la déclaration.
- Le texte a été publié lundi par le bureau du président finlandais Alexander Stubb, à quatre jours d'une rencontre Trump-Xi à la Maison-Blanche.
Vingt pays et l'Union européenne ont dévoilé lundi à New York une déclaration commune appelant à créer une institution internationale de supervision de l'intelligence artificielle, à l'ouverture de l'Assemblée générale de l'ONU rapporte Al Jazeera. Le texte, publié par le bureau du président finlandais Alexander Stubb, demande une entité capable de « set standards, enable verification, and convene states when capability thresholds are crossed », et exige que l'IA reste sous « human direction, oversight and control ».
L'initiative, portée avec le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store, a rallié le chancelier allemand Friedrich Merz, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président kényan William Ruto, le président kazakh Kassym-Jomart Tokayev et le chef de la diplomatie turque Hakan Fidan. L'Afrique du Sud, le Canada, l'Australie, les Émirats arabes unis et Singapour figurent aussi parmi les signataires.
Manquent les deux poids lourds : les États-Unis et la Chine. Le Royaume-Uni, la France, l'Inde, le Japon et la Corée du Sud n'ont pas signé non plus. « To realise AI's potential, industry, governments and society must act now », insiste la déclaration, qui ajoute qu'il faut renforcer la supervision « without widening the gap between countries in access to the benefits of AI ».
Le timing est serré. La veille, OpenAI a publié un billet, déjà relayé dans notre suivi régulation, affirmant que « The United States is well positioned to lead because its AI industry is at the technical frontier ». Donald Trump et Xi Jinping se retrouvent jeudi à la Maison-Blanche pour leur troisième rencontre en moins d'un an, avec l'IA au programme.
Article original publié par aljazeera.com
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