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Uber lobbyise un modèle hybride qui freine les robotaxis purs

TL;DR

  • Selon WIRED, un lobbyiste d'Uber a fait circuler dans le New Jersey un texte imposant 85% de courses avec chauffeur humain pendant trois ans.
  • Uber a signé des accords avec plus de 25 opérateurs de robotaxis, dont Waymo, Nuro, Baidu et MOIA de Volkswagen.
  • Dara Khosrowshahi veut faire d'Uber « la plateforme commerciale de référence » pour tous les acteurs de la conduite autonome.

Il y a un basculement discret dans la manière dont Uber parle de la voiture autonome, et WIRED le documente à partir de documents internes: l'entreprise ne cherche plus à gagner la course technologique, elle cherche à en fixer le rythme. Sa position publique reste celle d'un partenaire de tous les acteurs — plus de 25 opérateurs de robotaxis signés, dont Waymo, Nuro, Baidu et MOIA de Volkswagen — mais son travail législatif, lui, plaide pour un déploiement « hybride » où chauffeurs humains et véhicules sans conducteur coexistent longtemps sur la même plateforme.

L'exemple le plus concret rapporté par WIRED se trouve dans le New Jersey, où un lobbyiste d'Uber a fait circuler un texte imposant, pendant trois ans, que 85% des courses d'une plateforme de VTC autonome soient assurées par des chauffeurs humains. Formulé ainsi, ce plancher ne bloque pas la technologie, il en désarme le modèle économique: un opérateur pure-play comme Waymo, dont toute la logique est d'exploiter une flotte sans conducteur, se retrouve mécaniquement bridé, tandis qu'Uber, qui dispose déjà des chauffeurs, remplit le quota sans effort.

L'enjeu stratégique est donc moins « pour ou contre l'autonomie » que « qui contrôle la vitesse d'adoption ». Dara Khosrowshahi répète depuis 2024 qu'il veut être « la plateforme commerciale de référence » de tous les acteurs de l'AV; un tempo lent et régulé par État sert précisément ce rôle d'agrégateur, en laissant à Uber le temps de rentabiliser ses partenariats et de garder ses chauffeurs comme variable d'ajustement de la demande.

La nuance honnête, c'est que le reportage s'appuie sur des documents et des exemples ciblés: on ne sait pas combien d'États ont reçu un texte comparable, ni jusqu'où Uber assumera publiquement le seuil précis de 85%. La position officielle du groupe, telle que reprise, est plus large — défendre les droits des chauffeurs face à des propositions du secteur AV. À surveiller, désormais, la réponse des opérateurs pure-play et des régulateurs fédéraux: si le modèle « hybride » se diffuse d'un État à l'autre, c'est toute l'économie promise du robotaxi qui devra être recalibrée.

Shared on Bluesky by 1 AI expert

  • Katie Drummond @katie-drummond.bsky.social amplified

    @wired.com

    In at least two places, Uber has pushed a policy that could give it an advantage over developers of self-driving cars. The company says it’s fighting monopolies. www.wired.com/story/ubers-...

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