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Palantir : l'alignement pro-Trump crée un malaise interne

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TL;DR

  • Le chiffre d'affaires gouvernemental américain de Palantir a bondi de 84% sur un an à 687 millions de dollars au premier trimestre 2026.
  • Le pôle commercial américain a grimpé de 133% à 595 millions, portant le trimestre à 1,63 milliard, plus forte croissance depuis 2020.
  • Plus d'une dizaine d'anciens salariés ont condamné les contrats de Palantir avec l'administration Trump; des employés actuels s'inquiètent d'un préjudice réputationnel.

Un déséquilibre intéressant se dessine chez Palantir : les contrats publics accélèrent au rythme le plus rapide depuis l'introduction en bourse, mais une partie des équipes s'inquiète, en interne, du coût à long terme de cette dépendance politique. Selon le Financial Times, des cadres et employés du groupe redoutent que l'embrassade des politiques de l'administration Trump ne finisse par éloigner des clients d'entreprise et compliquer le recrutement d'ingénieurs.

Les chiffres du trimestre expliquent pourquoi la direction ne freine pas. Comme l'a rapporté CNBC, le premier trimestre 2026 s'est établi à 1,63 milliard de dollars, en hausse de 85% sur un an, la croissance la plus rapide depuis 2020. Le pôle gouvernemental américain a grimpé de 84% à 687 millions, et le pôle commercial américain de 133% à 595 millions.

La difficulté est que la trajectoire est portée par des missions politiquement lourdes. L'administration Trump a sollicité Palantir pour déployer un logiciel de suivi sur les fonctionnaires fédéraux, sa plateforme Foundry est installée dans plusieurs agences dont le DHS et le HHS, et dix élus démocrates ont écrit en juin 2025 au directeur général Alex Karp au sujet d'une supposée «méga-base» consolidant déclarations fiscales et autres données. En parallèle, plus d'une dizaine d'anciens salariés ont publiquement condamné les contrats avec l'administration, comme l'a couvert NPR, et des employés actuels expriment une inquiétude croissante sur le risque de réputation.

L'honnête caveat, c'est que rien de tout cela n'apparaît encore dans les chiffres commerciaux : les grands comptes privés continuent d'affluer et la croissance commerciale dépasse même celle du public. Ce que les reportages ne quantifient pas, c'est le taux réel de départs d'ingénieurs, ni le nombre de comptes commerciaux qui auraient déjà freiné pour cette raison.

Pour un dirigeant qui regarde ce dossier de l'extérieur, le signal utile est simple : quand un fournisseur devient un symbole politique, la question de la substituabilité remonte en comité indépendamment de la qualité du produit. C'est la fenêtre qu'attendent des alternatives plus neutres côté data et IA gouvernementale.