Ray-Ban Meta : « pervert glasses », les porteurs s'auto-censurent
TL;DR
- Sur Bluesky, les Ray-Ban Meta sont désormais surnommées « pervert glasses » après des vidéos d'influenceurs filmant des femmes à leur insu, selon Futurism.
- Une créatrice de voyage citée par Engadget qualifie ses lunettes de « fancy paper weight » et hésite désormais à les porter en public.
- Plus de 70 associations ont alerté Meta contre « Name Tag », fonction de reconnaissance faciale révélée par le NYT en février 2026.
Le surnom « pervert glasses » a fait son chemin sur Bluesky, et Futurism rapporte que plusieurs propriétaires des Ray-Ban Meta hésitent désormais à les sortir en public. Une créatrice voyage identifiée comme Danielle a confié à Engadget que « A lot of men and their behaviors have ruined this product » et que ses lunettes sont devenues « a fancy paper weight ». Will Kujawa, producteur vidéo freelance, dit avoir été « blown away » par les commentaires reçus quand il a évoqué l'achat en ligne, beaucoup lui expliquant qu'un porteur passe pour « basically a predator or a creep ».
Ce n'est pas qu'une affaire de vocabulaire. Selon le même article, des influenceurs, majoritairement des hommes, se sont servis des lunettes pour filmer sans consentement des interactions avec des femmes et poster les vidéos en ligne pour l'engagement, et certains porteurs ont tenté d'extorquer les personnes filmées. En parallèle, Meta prépare une fonction de reconnaissance faciale baptisée en interne « Name Tag », d'abord rapportée par le New York Times en février 2026 : plus de 70 organisations de défense des libertés civiles, de lutte contre les violences domestiques, LGBTQ+ et de défense des immigré·es ont signé une lettre alertant sur un « grave risk to privacy, safety, and civil liberties ». Un recours collectif américain déposé en mars 2026 accuse par ailleurs Meta et Luxottica d'avoir acheminé des vidéos vers des sous-traitants kenyans sans en informer les utilisateurs.
Pourquoi ce dossier compte au-delà d'un cycle d'indignation : quand un objet grand public entre dans un lexique moral, ce sont les premiers acheteurs, ceux dont un produit consumer a besoin pour tenir, qui commencent à s'auto-censurer. L'article rappelle que les Ray-Ban Meta restent bien plus populaires que les Google Glass en leur temps, et Mark Zuckerberg continue d'affirmer que les lunettes intelligentes vont « replace the smartphone » ; Meta a d'ailleurs lancé une campagne avec Kylie Jenner pour élargir la cible.
L'honnête réserve : le papier de Futurism s'appuie sur un nombre limité de témoignages nommés et ne chiffre pas la baisse d'usage. Ce qu'il ne donne pas non plus, c'est la réponse formelle de Meta au recours collectif de mars 2026 ni le calendrier de « Name Tag ». Utile pour un dirigeant : le dossier fournit un précédent réglementaire prêt à l'emploi pour des coalitions déjà organisées, et ouvre une fenêtre à des concurrents qui feraient d'un signal d'enregistrement visible un argument commercial.
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Nice work, everyone! Keep it up!
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Article original publié par futurism.com
Lire l'article original →Titre original : Futurism : les Ray-Ban Meta rebaptisées « pervert glasses », les propriétaires n'osent plus les porter en public