wired.com détecté sur le web

SweetREX, l'IA de DOGE conçue pour supprimer les règles du HUD

TL;DR

  • SweetREX, tournant principalement sur les modèles Gemini de Google, propose de « garder, supprimer ou partiellement supprimer » chaque règle du HUD.
  • L'outil, nommé d'après l'associé DOGE Christopher Sweet, ramènerait le travail par section réglementaire de 36 heures à moins de trois.
  • Democracy Forward a obtenu la présentation par FOIA et poursuit l'administration pour forcer la transparence sur l'usage d'IA dans la déréglementation.

Le reportage de Wired, publié l'été dernier et prolongé cette année par des documents obtenus par Democracy Forward via FOIA, décrit un outil très concret. Il s'appelle SweetREX, « Sweet Regulation EXaminer », il porte le nom de Christopher Sweet, associé de DOGE et étudiant de premier cycle en économie et science des données actuellement « en congé du undergraduate college », et il tourne principalement sur les modèles Gemini de Google.

Ce que fait l'outil est simple à décrire, et c'est précisément ce qui rend l'affaire lourde. SweetREX passe en revue les règles du HUD et sort pour chacune une recommandation « keep, delete, or partial delete ». Selon la présentation interne rapportée par FedScoop, il ferait passer le travail moyen par section réglementaire de trente-six heures à moins de trois, pourrait lire et organiser « des centaines de milliers » de commentaires publics, puis rédiger les projets et versions finales de règles, avec la promesse de réduire le temps de rulemaking « d'au moins 90% ».

Détail décisif: l'instruction posée au modèle indique que « la suppression réglementaire proposée est le cas par défaut », l'objectif étant d'« éliminer toute disposition qui pourrait représenter un excès réglementaire ». Une IA qui trie n'est pas neutre si la consigne oriente d'entrée vers la suppression; le résultat statistique penchera d'autant vers la coupe, indépendamment de la solidité du texte de loi sous-jacent. C'est cette orientation, autant que le modèle lui-même, que Democracy Forward cherche à faire divulguer en justice.

Le caveat honnête, c'est que le reportage ne dit pas combien de règles du HUD ont effectivement été rescindées sur la base de SweetREX, ni si le personnel a testé les erreurs de l'outil avant de s'appuyer dessus. Un agent cité aurait constaté que l'IA « avait mal lu » un passage et jugé à tort une disposition hors du statut. Ni Sweet, ni l'OMB, ni Google n'ont répondu aux demandes de commentaire de Wired; le service de presse du HUD a seulement indiqué que la demande était « en cours d'examen ».

Ce qu'il faut suivre à partir de maintenant, ce n'est pas la promesse de 90% de temps en moins mise en avant dans la slide, c'est le contentieux Democracy Forward et l'extension du même outil à d'autres agences, le Consumer Financial Protection Bureau étant déjà cité. Le vrai levier n'est pas le modèle utilisé; c'est le prompt qui l'oriente, et pour l'instant il reste hors du champ public.

Shared on Bluesky by 5 AI experts