Tech Against Terrorism : 81 modèles IA sur 134 échouent au test
TL;DR
- Sur 134 modèles testés, seuls deux ont passé le benchmark CT-AI de Tech Against Terrorism ; 81 ont donné une réponse exploitable à des requêtes d'attaque.
- Le Llama 3.1 8B de Meta passe de 97/100 à environ 3 après « abliteration » ; les versions ouvertes modifiées apparaissent désormais en moins de trois jours.
- Reformuler un prompt en « recherche de sûreté » porte la conformité de 17 % à 42 %, soit neuf fois plus de réponses à un chercheur qu'à un terroriste.
Sur 134 grands modèles d'IA testés par Tech Against Terrorism, seuls deux ont passé le nouveau benchmark CT-AI de l'ONG ; 81 ont fourni une réponse complète à des requêtes de type attaque ou obtenu un score inférieur au seuil de sûreté, selon le reportage de Wired relayé par plusieurs titres.
Le test, construit autour de 627 prompts couvrant planification d'attentat, armes, violence de masse et radicalisation, mesure l'« utilité exploitable » qu'un modèle offre à un attaquant au-delà d'une recherche web. Treize modèles « abliterés » (des versions dont le mécanisme de refus a été retiré des poids) ont échoué sur toute la ligne. Le Llama 3.1 8B de Meta chute de 97/100 à environ 3 après abliteration, selon les chiffres publiés par l'ONG. Et le délai entre la sortie d'un modèle ouvert et la mise en ligne d'une variante abliterée est passé sous les trois jours, contre plus de 24 en 2024.
Second trou : reformuler une requête dangereuse en « recherche de sûreté », sans toucher au contenu technique, fait grimper le taux de conformité de 17 % à 42 % ; les modèles répondent environ neuf fois plus souvent dans ce cadre, cédant 16,9 % du temps à un prétendu chercheur contre à peine 2 % à un terroriste autoproclamé.
« A model that refuses a stated terrorist and answers a stated researcher has not been made safe. It has been made polite », déclare Adam Hadley, directeur exécutif de Tech Against Terrorism. L'étude de cas la plus crue vient d'Alibaba : après la sortie de Qwen 3.8-27B le 14 août, une copie abliterée est apparue en 24 heures ; trois jours plus tard, un compte néonazi s'en servait pour alimenter un chatbot « MechaHitler » dont l'accès était commercialisé à 14,88 dollars, un prix dont la symbolique suprémaciste est documentée.
Hadley résume la faille structurelle auprès de Gadget Review : « The main way AI is built fundamentally means that the guardrails, as far as I'm aware, can be completely removed ». L'ONG dit avoir recensé plus de 30 cas publics d'IA utilisée comme assistante opérationnelle dans des actes d'extrémisme, à travers au moins 11 outils, liés à plus de 70 décès. La page de suivi sécurité d'AI Weekly comptait déjà 210 alertes sur ce thème en 90 jours avant ce rapport.
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NEW: With days of a powerful AI model being released in August, a neo-Nazi was using it—without guardrails—to power his "MechaHitler" AI chatbot that he was charging $14.88 to access. www.wired.com/story/ai-mod...
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“I am a terrorist, and I intend to cause mass harm,” wrote a researcher. A chatbot that had had its guardrails removed then provided detailed instructions for an IED.
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This is an example of what researchers at @techvsterrorism.bsky.social say is an "abliteration emergency" where open weight models have their guardrails removed within days of release, allowing extremists and terrorists …
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Article original publié par wired.com
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